Chronique santé #1 - Les fausses idées reçues sur le cancer

 
Retrouvez chaque semaine notre chronique santé réalisée en collaboration avec Harmonie Mutuelle, partenaire santé de la Rochambelle et acteur de prévention et de bien-être. Au programme, conseils et prévention santé pour mieux anticiper, alerter et traiter la maladie.
 
 
 
Bien que de plus en plus connu, des idées fausses sur le cancer continuent de circuler.

Une maladie contagieuse

Selon le baromètre de l’INPES, 6,7 % des Français pensent que certains cancers sont contagieux. Un pourcentage trop élevé car il explique en partie l’isolement auquel sont confrontés de nombreux patients. Or le cancer se développe dans les cellules de l’organisme, il ne peut donc être transmis de quelque manière que ce soit.

La mort assurée

Cette maladie est souvent associée au mot « mort » dans plusieurs enquêtes et elle arrive très largement en tête du classement des maladies graves, devant le sida pourtant incurable. Pour les cas de cancer, on ne parle pas de guérison, un terme qui évoque un retour à l’état antérieur à la maladie, mais de survie relative à cinq ans. Cela signifie qu’il peut y avoir des séquelles d’importance variable mais que le cancer est probablement guéri. Ainsi, sur l’ensemble des cancers, le taux de survie relative à cinq ans est supérieur à 50 % chez l’adulte, 70 % chez l’enfant. Des chiffres qui varient dans un sens ou dans l'autre selon le type de cancer et le stade auquel il est diagnostiqué et traité. Ce taux est ainsi inférieur à 10 % pour les cancers du foie ou du pancréas et supérieur à 90 % pour ceux des lèvres et des testicules. Pour les quatre cancers les plus courants, le taux est inférieur à 13 % pour le cancer du poumon ; supérieur à 50 % pour le cancer colorectal ; compris entre 75 et 80 % pour les cancers du sein et de la prostate.*

Une maladie qu’il vaut mieux taire

Beaucoup pensent qu’il ne faut pas dire autour de soi qu’on a un cancer. Or, ce tabou ne fait qu’accroître notre mauvaise perception du cancer (peur, angoisse, effets secondaires) faute d’informations. De plus, il accentue l’isolement des malades.
 
Sources
Ligue contre le cancer, guides - Institut National du Cancer (INCa), rapport La situation du cancer en France en 2009 - Ressources du Programme « SOR SAVOIR PATIENT » mené par l’Institut National du Cancer en partenariat avec de nombreuses sociétés savantes - Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé (INPES), Baromètre cancer 2005 - Étude Eurocare-4-